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UNE ARTISTE DE SAINT-MEDARD-DE-GUIZIERES : PAULETTE EXPERT
Fille aînée d'André EXPERT, notaire à Saint-Médard-de-Guizières, Paulette EXPERT nait le 13 février 1912 à Saint-Médard.
Elle se passionne dès l’enfance pour le dessin. Elève de ROGANEAU et de Robert CAMI à l’école des beaux arts de Bordeaux, elle est admise en 1935 à celle de Paris avec une bourse de la ville de Bordeaux. Elle se présente au concours pour le prix de Rome en 1937 et en 1938. Le sujet imposé était : « Judith montrant au peuple la tête d’Holopherne ». Elle est éliminée pour avoir juste inversé sa composition. Elle expose en 1939 sa « Fontaine de l’Ecole des Beaux-Arts », tout en donnant des cours et en préparant le concours de professeur de dessin. Nommée à Péronne en 1942, mutée au lycée d’Aurillac en 1945, elle enseigne au lycée d’Angoulême en 1955-56. Elle est nommée le 20 décembre 1956 à l’école des Beaux-arts de Bordeaux comme professeur de dessin et de gravure, alternant avec M. Gautier-Constant. Elle en part à la retraite en 1976.
Elle a beaucoup voyagé durant ses vacances : Nord de la France, Auvergne, Sud-Ouest, Alpes, Roussillon, Maroc, Algérie, Grèce, Italie, Espagne, Scandinavie. Elle a dessiné au crayon, à l’encre, au pastel, remplissant plusieurs centaines de carnets de croquis. En gravure, elle a pratiqué le burin et l’eau-forte au trait, en de rares occasions l’aquatinte et la gravure sur bois. Elle laisse environ 150 cuivres gravés.
Elle aimait dessiner les paysages de l’Isle et les scènes rurales de Saint-Médard-de-Guizières.
Elle s’est éteinte le 13 décembre 2001 à Bordeaux.
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LE COMMERCE DES BOURRIERS DE BORDEAUX VERS LA VALLEE DE L’ISLE
Les temps ont bien changé, mais il faut imaginer que pendant des siècles, la ville de Bordeaux produisait chaque jour des tonnes de « déchets », qui étaient jetés à même les rues. Ils étaient ramassés par une équipe du service de nettoiement de la ville équipé d’un tombereau.
Les déchets étaient nommés : boues, gadoues, bourriers.
Ils étaient chargés sur des bateaux et amenés, entre autres, mais principalement, jusqu’au port de Saint-Denis-de-Pile. Mélangés à de la terre arable, cela produisait des terreaux de grande qualité très utiles à l’amendement des terres souvent à faible valeur agronomique dans les coteaux de la vallée de l’Isle et la Double.
Ainsi ces terreaux ou bourriers repartaient de Saint-Denis de Pile pour être vendus sur les petits ports secondaire comme celui de Biroche à Camps, du Bardillot et de Durandeau à Coutras, de Brisson à Porchères ou du Maine Bancaud à Moulin-Neuf.
Les agriculteurs achetaient « un pile de bourrier » qu’ils venaient chercher au port le plus près de leur exploitation. Cet amendement était étendu dans les terres après les moissons ou après les récoltes. Il servait aussi de fumure pour les vignes.
Rares témoignages :
- en septembre 1844 M. LACROIX à Durandeau à Coutras se fait livrer pour une pile de bourrier à 125 fr et 3 fr de plaçage soit 128 fr, payé à M. CHAIGNEAU
- le 7 octobre 1847, M. MOREAU, propriétaire à Saint-Seurin-sur-l’Isle paye à M. CHAIGNEAU 115 fr pour une pile de bourrier prise à Saint-Denis, plus s’y ajoute 25 fr pour le batelier pour la porter jusqu’aux Barde de Porchères et s’ajoute aussi 4 fr pour le prix de l’emplacement au port de Saint-Denis, soit un total de 144 fr. C’est une somme importante !
Un temps révolu ! Même si certaines boues de nos stations d‘épuration actuelles sont épandues dans les terres agricoles…
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