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UNE VISTE ROYALE EN PAYS DE COUTRAS EN 1845
Rappelons que Louis-Philippe est devenu Roi des français en 1830. Parmi ses enfants, c’est son fils aîné qui était pressenti pour lui succéder : Ferdinand-Philippe d’Orléans, duc d’Orléans. Mais ce dernier est décédé en 1842. C’est donc son frère Louis d’Orléans, duc de Nemours qui devient le régent en cas d’accession au trône de son jeune neveu le comte de Paris. Louis d’Orléans avait épousé en 1840 la princesse Victoire de Saxe-Cobourg-Gotha qui devient ainsi duchesse de Nemours.
Il se trouve que Le duc de Nemours et son épouse entament un voyage dans le sud-ouest de la France en 1845. Ils quittent le palais des Tuileries le 23 juillet et voyagent en partie en chemin de fer, puis en voiture à cheval. Ils traversent le Cher, l’Indre, la Creuse, la Haute-Vienne, la Corrèze et la Dordogne.
Ils font leur entrée officielle en Gironde par une halte à Saint-Médard-de-Guizières à l’occasion d’un changement de chevaux. Ils sont reçus par le préfet de la Gironde, le baron de Sers et par le sous-préfet de Libourne, accompagnés du préfet de la Dordogne. Le prince mit alors pied à terre. Le préfet le complimenta par un discours l’assurant du meilleur accueil dans le département de la Gironde. Le préfet parle « d’un peuple tranquille et laborieux, confiant dans la sagesse du Roi, heureux des bienfaits de son règne ». Il assure au régent que « les enfants seront prêts à se dévouer à lui pour maintenir l’œuvre sublime de son auguste père ; qu’ils garderont la mémoire de sa gracieuse visite, dans laquelle va se serrer de plus en plus les liens qui unissent au trône les nouvelles générations » …
En réponse, le duc de Nemours a dit son émotion en pensant au passé comme à l’avenir au moment d’entrer « dans le beau département de la Gironde".
Ensuite le curé de Saint-Médard-de-Guizières a présenté au prince, un boulet de canon de la bataille de Coutras en lui rappelant combien son ancêtre, Henri IV, s’était illustré lors de cette bataille. Le convoi a alors repris sa route, passant sur les hauteurs du Pétreau à Abzac où était assemblé de très nombreux habitants d’Abzac et de Coutras. Là était dressé une tente et un arc de triomphe, endroit propice qui surplombe la vallée de l’Isle pour expliquer au duc les circonstances détaillées de la bataille de Coutras du 20 octobre 1587. Le maire et le curé d’Abzac ont à leur tour complimenté le prince, pendant que des jeunes personnes offraient des fleurs à la princesse.
Le même jour, le convoi reprenait sa route en direction de Libourne.
Quel événement pour l’époque ! Mais qui s’en souvient ?
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GASTON AUBIER (1853-1930), UN HOMME ENGAGE POUR LE PROGRES AGRICOLE
Né en 1853 à Périgueux, Gaston AUBIER a épousé en 1875 à Marguerite VIAULT, descendante d’une vieille famille de Coutras.
Copropriétaire du moulin de Barnabé, sur l’Isle à Périgueux, il vivait à Porchères dans sa propriété de Champeville. Il y avait fait construire une serre qui lui permettait de cultiver des plantes exotiques. À Périgueux, en 1880, il remporta même une médaille d’or de première classe à l’exposition d’horticulture pour ses plantes de serres chaudes et tempérées, notamment pour des caladiums et perles du Brésil. Par ailleurs, il obtint également une récompense pour la qualité de sa farine.
Dès cette époque il devient administrateur de la Banque de France à Périgueux, De plus il est resté 25 ans président du tribunal de commerce de Périgueux.
C’était un agriculteur et agronome averti. Il élevait en particulier des vaches et taureaux de la race limousine pour lesquels il a reçu de très nombreux prix et notamment le premier prix au concours général agricole de Paris en 1906 ! La photo ci-contre est impressionnante et montre ce taureau médaillé d’or né à Porchères le 11 février 1903 qui a eut les honneurs de la presse dans le Mois commercial et agricole et dans le Journal de l’Agriculture !
C’est lui qui avait créé, à Porchères des comices agricoles avec un concours de race limousine pour lequel les agriculteurs venaient de toute la région.
Il s’est aussi fortement impliqué pour reconstituer le vignoble bordelais après la crise phylloxérique.
Maire de Porchères en 1906 à 1911, il jouissait de l’estime de tous et était d’une scrupuleuse honnêteté. Il s’est vu décerner la Légion d’Honneur le 7 août 1926.
Ses deux enfants sont décédés jeunes. Sa fille à l’âge de 18 ans et son fils en 1917 lors de la Guerre de 14-18.
Gaston AUBIER décède à Porchères en 1930 et est inhumé dans le cimetière, dans une concession à perpétuité « offerte par la municipalité » dès 1919 en reconnaissance des tous les services qu’il a rendu à la commune.
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