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LORSQUE LA DRONNE ETAIT FLOTTABLE… RETOUR EN 1753.
Aujourd’hui, si en regardant la paisible rivière de la Dronne, on voyait passer plus de 1000 pièce de bois qui descendait la Dronne de Ribérac à Coutras, nous n’en croirions pas nos yeux… et pourtant !
Guillem OTARD, négociant demeurant au bourg de Saint-Privat était chargé de fournir du bois de construction « pour les vaisseaux de sa majesté » à Rochefort.
Plus de 1000 pièce de bois de grande dimension ont été mises à l’eau en aval de Ribérac et ont cheminé sans encombre, franchissant une vingtaine de chaussées de moulin, jusqu’en amont du dernier moulin, celui de Coutras, appartenant à Moïse FORMEL. Le 11 octobre 1753, ce dernier refuse d’ouvrir les pelles de son moulin, craignant que les passages de ces bois n’abîment les équipements du moulin.
Pas moins de 7 actes notariés dressés par Maître DUPUY, notaire royal à Coutras ont été nécessaire pour faire avancer la situation. En vain ! Mais à force de tremper dans l’eau, les morceaux de bois commençaient à couler au fond de la rivière !
Face au refus par Moïse FORMEL d’ouvrir les pelles du moulin et en raison du bois qui s’abîme, Guillem OTARD prend la décision de faire sortir toutes les pièces de bois hors de l’eau et d’en faire dresser un inventaire par le notaire. 11 ouvriers ont travaillé 12 jours pour extraire 1142 pièces de bois ! Leur longueur moyenne était de 4 à 6 mètres, allant jusqu’à 11 mètres, leur largeur entre 30 et 50 cm et leur épaisseur de 5 à 13 cm.
S’il n’y avait pas eu cet « incident » avec Moïse FORMEL, peut-être nous n’aurions jamais su que la Dronne a été utilisée pour le flottage du bois… En matière historique, les procès jouent un rôle précieux pour nous apprendre des détails qui, sans eux, ne seraient pas connus.
Même sur la Dronne, la vie n’est pas un long fleuve tranquille !
(D’après un article publié en 2023 par Philippe RALLION)
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LES REPARATIONS DU MOULIN DU CHALAURE en 1774
Connu par les textes dès le début du XVIIIème siècle, le moulin du Chalaure est implanté sur le ruisseau du Chalaure, au lieu-dit le Chalaure, tout à fait au nord de la commune des Eglisottes-et-Chalaure. Il était le moulin de la commanderie du Chalaure.
Ce petit moulin à une seule meule appartenait à la famille FRANCOIS, sieur du Chalaure. En 1739, Suzanne FRANCOIS épouse Jean-César TRIGANT, sieur de la Fringonnière et le moulin passe aux mains de la famille TRIGANT. En 1746, Jean BILHON est « farinier au service d’Estienne LAURENT, meunier habitant au moulin du sieur FRANCOIS au Chalaure ».
Le 7 juin 1774, François TRIGANT, fils de Jean-César prend possession du moulin du Chalaure après une succession compliquée et, en présence du notaire il a « mis la pelle à fond, a monté sur ledit moulin, a gratté le torchis du mur, étant sorty il s’est promené sur les aisines et dépendances, y a fouy de la terre ». Ainsi se faisaient les prises de possession lors d’un changement de propriétaire !
Le même jour, il signe un devis avec Elie MARSEAU, charpentier de moulin habitant Coutras pour « bâtir et édifier une seconde meule dans le moulin et faire les réparations à celle qui existe ». Le devis précise que les murs seront édifiés « en bonne pierre de Lussac ». Les parties basses en contact avec l’eau, seront « en pierre dure de Montagne ». Elie MARSEAU devra livrer un moulin « en état de faire bonne farine ». Enfin, François TRIGANT « fera porter à ses fraix les moullanges nécessaires pour la construction des meulles à faire pour ledit moulin ».
De plus, Elie MARSEAU fournira « une trompe de fer pour le moulin » c’est-à-dire, le point sur lequel l’eau tome dans le moulin après être passée par la roue. Le tout pour une somme de 1200 livres payable par moitié au début du chantier.
Les deux hommes se retrouvent 7 mois plus tard le 21 janvier 1775 pour la réception de chantier et le paiement de 600 livres restantes.
Le petit moulin du Chalaure a traversé les siècles jusqu’à nous mais en 2020, un arbre assez gros est tombé en plein sur ce moulin qui était déjà très fragile, rendant presque impossible sa restauration…
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