Publications sur Facebook
LE BORNAGE DE LA COMMANDERIE DU CHALAURE DE 1320 !
L’actuel village du Chalaure, dans la commune des Eglisottes-et-Chalaure était, sous l’ancien régime, une commanderie de l’ordre de Malte. Située à l’extrémité nord-est de la vicomté de Fronsac, cette commanderie contrôlait la route de Paris à Bordeaux par Angoulême et Libourne, et revêtait un intérêt stratégique.
Un document étonnant est conservé aux archives départementales de la Gironde, Il s’agit du procès-verbal du bornage de la commanderie du Chalaure datée de l’année 1320 !
Il s’agit de retrouver les anciennes bornes qui avaient été posées lors de la donation de ces terres par les vicomtes de Fronsac 150 ou 200 ans plus tôt…
Le document recense 5 bornes déjà existantes qui sont retrouvées et en mentionne 3 autres qui sont nouvellement implantées.
Les parties vont parcourir l’ensemble du périmètre. Partant du grand chemin, au Chalaure, ils tournent dans le sens des aiguilles d’une montre, remontent jusqu’à une autre borne le long du ruisseau du Chalaure. Repartant de là, ils descendent le long du ruisseau du Marais « où il y a un moulin de bâti » jusqu’à une autre grosse borne de pierre. De là vers une autre borne, laissant le village de Saint-Christophe sur main gauche, puis à remonter jusqu’à la chapelle de Bonneau.
Repartant de là, les arpenteurs viennent jusqu’au lieu de Lavergne, tout près du bourg des Eglisottes où une grosse pierre est plantée au bord du grand chemin. Et enfin, de là jusqu’au ruisseau du Chalaure pour revenir à notre point de départ.
Comme ce descriptif est accompagné les indications de mesure de distance, en lattes, et qu’il est convenu qu’une latte fait 2.6755 m, nous pouvons déduire une surface : 780 hectares.
Voilà donc replacée sur la carte, la commanderie du Chalaure d’après son bornage d’il y a … 700 ans ! Incroyable !
... Voir plusVoir moins




LA CHARTREUSE DE SEGUR-BOIRAC, GARDIENNE DE LA PLACE DE COUTRAS
Situé dans l’angle sud-ouest de la place du château, la chartreuse de SEGUR-BOIRAC, aujourd’hui transformée en maison de retraite EHPAD a connu une histoire glorieuse. Remontons le temps…
Cette belle maison bourgeoise a été construite en 1717 par Jacques DE SEGUR. Cette famille DE SEGUR, branche de BOIRAC était noble mais ils n’étaient pas seigneur à Coutras, mais à Pellegrue et ailleurs en bordelais. Ils vivaient régulièrement à Coutras.
A partir de 1738, le seigneur de Fronsac ordonne la démolition du château de Coutras, chantier de plusieurs années, dirigé par le seigneur d’Abzac, Monsieur de FOURNEL. Ses livres de compte nous apprennent qu’une partie des boiseries du château ont été achetées par monsieur de SEGUR-BOIRAC.
Le 23 octobre 1782, François-Eléonor DE SEGUR BOIRAC décède dans sa demeure à Coutras. L’inventaire après décès qui est fait aussitôt nous renseigne, entre autres, sur la présence de « Michel Papillon », esclave noir qui vivait en permanence avec lui.
La chartreuse est vendue comme bien national lors de la Révolution. Acquise temporairement par François CLEMENCEAU, elle est revendue un an plus tard à Pierre VIAULT huissier à Coutras.
François VIAULT, fils du précédent a longtemps habité la chartreuse. Il a été le premier historien de Coutras et était correspondant de la commission de monuments historiques.
Durant la seconde guerre mondiale, la chartreuse a été le siège de la Kommandantur lorsque Coutras était occupé.
Elle fut par la suite propriété du Docteur LEVY, puis transformée en maison de retraite, ce qu’elle est toujours aujourd’hui. Les photo jointes nous montrent le docteur LEVY et son épouse qui nous présentent les boiseries de la chartreuse, provenant du château de Coutras.
Une des plus belles maisons de Coutras !
... Voir plusVoir moins





Adhérer à l'association
Partager notre intérêt pour l’histoire locale. Echanges de découvertes dans les fonds d’archives, aide à la recherche en histoire : généalogie, histoire d’une maison ou d’une propriété.
Adhésion annuelle 20 euros par an. (6 euros pour les moins de 25 ans (bulletin compris), possibilité d’adhérer via hello asso.
Collectage, recherches, dépouillement de fonds d’archives publics et privés, publications : page Facebook, bulletins, publications (voir la boutique hello asso), visites de sites.