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JUSTIN LUQUOT, CE CELEBRE INCONNU

Né en 1881 à Lamazière-Basse en Corrèze. Après un premier mariage où la jeune maman décède des suites de couches, Justin se donne entièrement à son activité de négociant en vin. C’est ainsi qu’il noue des liens avec le Libournais où de nombreux corréziens, au début du XXème siècle ont élu domicile et fondé des maisons de négoce toujours très actives de nos jours.
Il se marie en secondes noces en 1908 avec Antoinette LUQUOT, qui est nommée institutrice titulaire en 1911 à Coutras.
Après son retour de la guerre de 1914-1918 naît en lui l’envie de s’engager en politique pour porter haut les valeurs socialistes qui sont les siennes.
Il est élu une première fois en 1925 maire de Coutras. Son mandat sera marquant pour la ville qui va se transformer profondément : construction du marché couvert, service de lutte contre les incendies, électrification et éclairage public, création de l’abattoir municipal…
Après un revers aux élection législatives de 1928, Justin LUQUOT est réélu maire de Coutras en 1929.
Années après années, il affirme sa pensée et son engagement socialiste. Son objectif désormais est simple : gagner les municipales de 1932 et les législatives la même année. Il s’entoure d’amis fidèles et de soutiens solides. C’est un double succès ! Désormais, Justin LUQUOT est député-maire de Coutras.
Il sera réélu au législatives de 1936. C’était un député assidu et engagé et un maire estimé et portant fort les ambitions de Coutras.
La seconde guerre mondiale se déclenche et lors de la séance à l’Assemblée Nationale (à Vichy) du 10 juillet 1940, le Maréchal Pétain demande une révision constitutionnelle pour lui accorder les pleins pouvoirs. Justin LUQUOT fera partie des 80 députés, courageux, qui ont refusé cette proposition. Il sera désormais « un des quatre-vingt ».
Il est alors destitué et révoqué de ses mandats de maire et de député… subissant quarante longs mois de traversée du désert de mars 1941 à aout 1944.
Mais le 28 août 1944, les Forces Françaises Intérieures ont libéré Coutras et mis en place une commission spéciale pour laquelle ils ont désigné, à l’unanimité, Justin LUQUOT comme président. Tout était à reprendre, il fallait relancer la machine démocratique et républicaine.
Justin LUQUOT est décédé brutalement le 24 décembre 1944 à son domicile à Coutras sans que rien ne puisse le laisser prévoir.
Lors des élections municipales de 1945 c’est Antoinette LUQUOT qui sera élue maire et elle le restera jusqu’en 1953.
Une rue de Coutras porte le nom de Justin LUQUOT.
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LE TEMPS DES MOISSONS : DES SEMAILLES AU « BLE FIN »
Après les foins, venait en juillet et août le temps des moissons.
Le cycle du blé prend presque une année complète. A partir d’octobre, il fallait s’occuper d’amender les terres en y apportant fumure, terreaux et engrais. Les semailles se déroulaient généralement fin octobre ou début novembre. L’usage était de semer les blés issus de la récolte de l’été précédent.
Avant la mécanisation, les blés étaient sarclés à la main, généralement par les femmes, un travail fastidieux et harassant.
De la météo dépendait énormément la récolte. Trop d’eau et les blés étaient noyés, voire pourris en terre, trop de soleil et les grains seraient minuscules. Il fallait aussi se prémunir des fléaux de la nature, maladies ou canicules, mais aussi des animaux qui pouvaient prélever leur part !
Quand approchait juillet, une fois les foins rentrés, il fallait préparer les moissons. Alors, il fallait s’organiser. Préparer les outils, caler les dates précises pour que les amis et voisins viennent prêter main forte à charge de revanche les jours précédents ou suivants.
Les hommes sont affectés au pénible travail de coupe avec une faux comportant une armature spéciale permettant de rassembler la gerbe. Derrière les coupeurs, il fallait lier la gerbe solidement. Les gerbes étaient alors rassemblées en petits gerbiers pour terminer leur séchage. Bientôt la charrette tirée par des bœufs passera pour amener la récolte jusqu’à la « garde-pile », endroit où la récolte est à l’abri des rougeurs.
Quelques jours plus tard, il va s’agir de battre le grain. Le but est de faire tomber les grains de leurs épis et de les libérer le leur « balle ». Longtemps effectué au fléau à la force des hommes et des femmes, la mécanisation avec la batteuse a apporté, un confort de travail très appréciable.
Il restera encore une dernière étape, qu’on appelait « faire blé fin ». Elle consistait à retirer de la récolte les petits cailloux, les balles du blé restantes et les autres graines, souvent avec un tarare ou à la main.
Le repas de fin de moisson clôturait cette séquence fatigante appelé « Gerbe-baude », repas riche en viande et en boissons, récompense de plusieurs semaines d’efforts.
Enfin pouvait se faire le partage de la récolte. On prélevait les semences pour l’année suivante et le métayer partageait la récolte par moitié avec son maître.
Et le cycle recommençait. Les blés prenaient le chemin du moulin…
Même si la mécanisation avec les moissonneuses, moissonneuses-lieuses, puis moissonneuses-batteuses a profondément changé les images, ce cycle éternel de la graine à la graine qui se perpétue toujours.
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