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JANVIER 1502 : L'ETAPE A GUITRES DE PHILIPPE DE HABSBOURG ET JEANNE D’ARAGON
Du 3 novembre 1501 au 7 mai 1502 (185 jours) l’archiduc Philippe de Habsbourg, dit Philippe le Beau, et sa femme Jeanne d’Aragon, dite Jeanne la Folle, voyagent de Bruxelles à Tolède pour recevoir l’hommage des Cortès. Ils traversent la Belgique, la France et l’Espagne. La relation de ce voyage fourmille de descriptions et de détails sur les villes et villages traversés, l’accueil par la population et les autorités locales.
Des évènements divers vont perturber le voyage : le mauvais temps et les rivières en crue, mais aussi la peste à Bordeaux, qui oblige le cortège à contourner la ville.
Philippe de Habsbourg, appelé aussi Philippe 1er de Castille, surnommé Philippe le Beau (1478, Bruges – 1506, Burgos) fut par sa mère l’héritier de l’État bourguignon et par mariage (avec Jeanne d’Aragon dite Jeanne la Folle, la fille du roi Ferdinand II d’Aragon et de la reine Isabelle Ire de Castille) roi de Castille et de León. Philippe était également l’héritier des possessions des Habsbourg mais il n’en hérita jamais, ayant précédé son père dans la tombe.
Arrivant à Guîtres le mercredi 5 janvier 1502 depuis Montlieu, le texte en ancien français nous dit qu’ils arrivent : « au giste a ghystres que est assez belle place pour vng villaige, et y a vne tresbelle grosse riuiere que y passe portant petis bateaux, se nomme la dite riuiere Lille ». Le couple était logé dans une très belle maison où ils firent bonne chère et l’on fit sonner les cloches à l’occasion de leur passage.
Le lendemain, ils assistèrent à la messe dans l’abbatiale puis, de retour à leur logis, ce fut de défilé de toute la noblesse du bordelais et de la ville de Bordeaux qui apportèrent des cadeaux nombreux et importants : des chapons gras, perdrix, faisans, des oiseaux de rivière et des lamproies, des pommes d’orange, de l’hypocras, et du vin « bon et exquis » !
Le même jour un groupe de 8 trompettes du roi d’Espagne arriva à Guîtres, en provenance d’Angleterre où ils venaient d’assister au mariage de la sœur de Jeanne d’Aragon avec le fils du roi d’Angleterre !
Et le vendredi 7 janvier, le convoi reparti de Guîtres pour cheminer jusqu’à Castillon passant « en my le chemin y auoit vne tresbelle petite villette que se nomme saint milion ou se tenoient les presidens et seigneurs du conseil du Roy ».
Quel événement ! Ce n’est pas tous les jours qu’on reçoit des familles royales à Guîtres !
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LE PASSAGE DE LA STATUE DE LOUIS XVI A LA ROCHE-CHALAIS EN 1869
En 1825, la ville de Bordeaux a commandé à l’artiste Nicolas RAGGI une statue en bronze représentant Louis XVI en costume de sacre. Cette statue est coulée à Paris en 1829 par Charles CROZATIER mais les événements historiques et la succession des différents régimes ralentissent son édification qui n’aura lieu à Bordeaux qu’en mars 1878 ! 50 ans plus tard ! La statue avait des dimensions impressionnantes avec ses 5,83 m de hauteur et avoisinait 12,5 tonnes. Elle est chargée sur un char spécialement conçu tiré par une vingtaine de chevaux. La gravure présentée nous montre le convoi partant du dépôt des marbres à Paris.
Nous avons donc la chance de voir une photo du passage de ce convoi exceptionnel dans le bourg de la Roche Chalais, photographié le 26 juillet 1869. En effet, la statue arrive à Bordeaux le 30 juillet 1869.
Pour des questions politiques la statue ne sera montrée au public qu’en mars 1878 dans une arrière salle du musée des beaux-arts de Bordeaux.
Le 27 octobre 1941, le conservateur du musée, M. Jean Gabriel Lemoine reçoit une notification indiquant que d’après la loi du 11 octobre 1941 sur la mobilisation des métaux non ferreux, la statue doit être fondue. Et le 29 décembre 1941, les ouvriers de deux entreprises chargées de la démanteler se présentent au musée. La statue est définitivement détruite en janvier 1942 et rapporte 12587 kg de bronze à 30 francs (anciens) le kilo.
Seul reste la photo de son passage à la Roche-Chalais !
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