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LA MOTHE-SOUDANNE A SAINT-ANTOINE-SUR-L’ISLE : QUAND IL FALLAIT SURVEILLER LA VALLEE DE L’ISLE…
Le village de la Mothe-Soudanne est un peu isolé, au nord de Saint-Antoine-sur-l’Isle à la frontière avec Saint-Christophe-de-Double. Pris entre 2 ruisseaux et au carrefour de deux itinéraires très anciens, il y avait sur place une motte, c’est-à-dire un monticule de terre.
Aujourd’hui, il s’agit d’une simple prairie avec des chevaux et le lieu ne laisse plus supposer son passé glorieux, la motte ayant été arrasée au XIXème siècle. Heureusement, nous disposons d’une description assez précise par Jules VIAULT, qui était juge de paix du canton de Coutras et correspondant de la commission des Monuments historiques de la Gironde. Dans un courrier du 25 septembre 1866, il décrit la motte comme dominant le croisement de deux chemins. Son plan est un rectangle de 33 mètres de côté de l’est à l’ouest et de 30 mètres du nord au sud faisant face aux 4 points cardinaux avec un relief presque demi sphérique, le tout entouré de fossés encore très apparents à l’époque larges de 16 à 17 mètres !
Léo Drouyn est venu sur place le 17 septembre 1867 et il publie ses travaux dans la revue archéologique de Bordeaux en 1874. Il ajoute aux observations de VIAULT que, depuis le lieu de la Motte-Soudanne, on peut observer, sur la ligne d’horizon de l’autre côté de la vallée de l’Isle, le château de Gurson dont la silhouette très reconnaissable se détache sur la ligne de crête. On peut y voir une sorte de verrou tenant la vallée, comme un système défensif stratégique…
Le site de cette motte est donc très ancien, très probablement avant l’an 1000. Aucun document ne vient nous en dire davantage. Il fait clairement partie d’un ensemble de fortifications tout au long de la frontière depuis le Pizou jusqu’à la Roche-Chalais, limitant la Guyenne et le Périgord.
Le village de la Mothe Soudane se situe quelques centaines de mètres au nord, il s’appelait anciennement village du Rieu-Tord. Il a toujours été un centre actif au milieu de la forêt. Il y avait, dépendant du village, une verrerie (aujourd’hui lieu-dit « La Verrière ») qui était la verrerie de la Mothe et qui produisait du verre dans les années 1580.
Les photo aériennes et LIDAR (télédétection laser) permettent de visualiser une « anomalie » visuelle, emplacement de la motte disparue.
Si les lieux pouvaient parler...
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LE MARECHAL DE SAINT-ANDRE, BIENFAITEUR DU LIBOURNAIS
Jacques d’Albon de Saint-André achète en 1549 la seigneurie de Fronsac et Coutras qui était morcelée entre de multiples descendants des seigneurs médiévaux qui se disputaient les droits sur cette puissante seigneurie. Il avait épousé Marguerite de Lustrac en 1544.
Très en vue à la cour et militaire engagé aux côtés du roi Henri II, Jacques d’Albon avait été nommé chevalier de l’ordre de Saint-Michel et Maréchal de France en 1547. Sénéchal de Lyon en 1550, puis gouverneur et lieutenant général du lyonnais, Dombes, Forez, Beaujolais, Auvergne, Bourbonnais, Marche, Combrailles. Rien que ça !
En remerciements de ses services, le roi érige la vicomté de Fronsac en Comté.
Très peu présent physiquement à Fronsac et Coutras, il est à l’origine du dessèchement des marais de la rive droite de la Dordogne aux environ de Fronsac. Mais surtout on lui doit l’embellissement du château de Coutras qui lui tenait énormément à cœur. Dans le parc il fait percer des allées et planter des charmilles, creuser des bassins. Il fait ouvrir une porte monumentale et ériger le puits en 1551. La devise gravée sur le puits est d’ailleurs celle de Jacques d’Albon de Saint-André « Nodos Virtute Resolvo » (la vertu se joue des difficultés).
En 1555, le roi érige le comté de Fronsac en marquisat, marquant une nouvelle fois sa reconnaissance envers Jacques d’Albon.
Sa fortune, jointe à celle de son épouse était considérable. Ses fonctions au plus près du Roi Henri II, comme premier gentilhomme de la Chambre et Grand Maître de France font de Jacques d’Albon de Saint-André, l’équivalent du « premier ministre du royaume » si l’on devait comparer à une fonction actuelle.
Il est décédé le 19 décembre 1562 lors de la bataille de Dreux.
Un grand homme bien oublié.
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