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les postes d'aiguillage

Depuis la création de la ligne de chemin de fer Paris-Bordeaux en 1852 et celle de Coutras-Périgueux en 1857, des générations d’aiguilleurs se sont succédés aux différents postes d’aiguillage de la gare de Coutras. Ils ont vu passer au fil des jours et des nuits des milliers de trains. Avant la réorganisation technique des années 80, la gare de Coutras comptait 5 postes d’aiguillage : le poste dit de « la Bifur » qui intéressait la ligne de St Mariens et l’entrée du triage, le poste 3 du pont de l’Isle, le poste 2 dit central, le poste 1 des allées Richelieu et un poste au triage appelé « le piano ». Les postes d’aiguillage ont peu à peu disparu, seuls persistaient le poste 3 et le poste 1. Les coutrillons se souviennent forcément de la silhouette du poste 1 situé sur les allées Richelieu construit en bordure de la route et à quelques mètres des voies principales. Derrière ses baies vitrées, l’aiguilleur de service tirait de toutes ses forces d’imposants leviers qui s’enclenchaient avec un bruit spécifique. On peut citer les derniers titulaires des postes 1 et 3 : MM. Patrick VIGNON, Michel MAZIERES, René RAMBEAU, Pierre YON, Jean-Yves MENERET, Marcel BRODUT, Jean-Jacques Merlet, Bernard VIGNAUD, LAJUS. Pour l’arrivée du TGV, il faut faire place nette et l’informatisation des aiguillages aura raison de ces derniers vestiges d’un temps passé. Ainsi le 8 septembre 1987, les postes d’aiguillage disparaissent sous les coups de boutoirs des démolisseurs. La partie vitrée du poste 1, si fièrement dressée autrefois, se tord et s’effondre, le bas du bâtiment disparaitra également. Il n’en reste rien aujourd’hui.

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