VERNINAS Marcel
Mort pour la France lors de la guerre de 1914-1918. Son nom figure sur le monument aux morts de Saint-Médard-de-Guizières.
Né le 31 janvier 1892 à St Médard-de-Guizières, fils de VERNINAS Pierre et de BIARD Jeanne.
Extrait du livre “Historique de la guerre 1914/1918 de la commune de Saint Médard de Guizières” :
VERNINAS Marcel, Chéri
Il est né le 31 janvier 1892, au bourg de Saint Médard de Guizières, fils de Pierre, 41 ans garde champêtre et de Jeanne Biard, 32 ans. Lors de son conseil de révision à Coutras, il est dit boucher à Saint Aigulin, Charente-Maritime, ses deux parents sont décédés, sa mère le 25 juin 1906 et son père le 11 novembre 1907. Il mesure 1m 64, il a les cheveux blond foncé, les yeux bleu clair, le front moyen, le nez rectiligne, le visage long et un degré d’instruction de 2. Il est incorporé à la 6ème compagnie du 144ème R.I. de Bordeaux le 10 octobre 1913. Il est maintenu sous les drapeaux par décret de mobilisation générale. Il quitte Bordeaux-Bastide, par chemin de fer, le mercredi 5 août pour Vaucouleurs. Il participe à la bataille de Charleroi, puis il se replie jusqu’à Dormans. Pendant la bataille de la Marne, il poursuit l’ennemi du Petit Morin jusqu’à Craonne. De septembre 1914 à avril 1916, il occupe les tranchées du Chemin des Dames, secteur de Vauclair. En mai, il gagne Verdun, pour prendre part à la bataille, secteur du fort de Tavannes. De juin à septembre, il se déplace à La Harazée, en Argonne. En octobre, il est en instruction au camp de Mailly. De décembre à février 1917, il est stationné à Berny-en-Santerre, dans la Somme. En février 1917, il est de nouveau en instruction au camp de Crèvecœur-le-Grand. En avril, il rejoint le Chemin des Dames pour prendre part à la bataille. Suite à l’assaut du plateau des Casemates, il est cité à l’Ordre du Régiment n°146 du 29 mai 1917 : « Agent de liaison, brave, courageux, a assuré la liaison, pendant les journées du 7 et 8 mai 1917, dans des circonstances rendues très difficiles par un violent bombardement et avec le plus grand mépris du danger. » En juillet, il rejoint la Haute-Alsace, au nord d’Altkirch c’est au cours de ce séjour qu’il est de nouveau cité à l’Ordre du 18ème Corps d’Armée n° 242 du 7 août 1917 : « Excellent et très brave soldat qui le 5 août dans la soirée entendant dans la 1ère ligne, une de nos patrouilles aux prises avec l’ennemi s’est spontanément élancé sur le lieu de combat, a pris une part active à la lutte à la grenade, contribuant ainsi à mettre l’adversaire en fuite. » D’octobre 1917 à mars 1918, il est dans le secteur de la ferme de Navarin, en Champagne. En avril, il gagne, la région de Noyon pour participer à la bataille de l’Oise, secteur du moulin de Suzoy. Il est grièvement blessé à la cuisse droite par des éclats d’obus toxiques, à l’ouest de la Bernardie et il décède le 2 mai 1918, à 11h 15, à l’ambulance 5/59, stationnée à Compiègne, dans l’Oise. Son nom est transcrit sur les registres de l’état de l’état civil de Saint Médard de Guizières le 29 octobre 1918. ADG 1R 1489 + livre de route des régiments
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