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MOULINIER Alfred

Mort pour la France lors de la guerre de 1914-1918. Son nom figure sur le monument aux morts de Saint-Antoine-sur-l’Isle.

Né le 20 septembre 1888 à Eygurande-Gardedeuilh, fils de MOULINIER Pierre(né le 2.09.1870 à St Antoine, cultivateur, dcd le 8.06.1953 au Pizou) et de DUSSOL Jeanne(née le 8.03.1872 au Pizou). Frère de MOULINIER Maurice (1897-1916), mort pour la France.

Extrait du livre “Les morts pour la France de St Antoine-sur-l'Isle de Philippe DEVILLE:

MOULINIER Alfred

Né le 20 septembre 1888 à Eygurande-Gardedeuilh en Dordogne, fils de Pierre MOULINIER et Jeanne DUSSOL mariés le 22 avril 1896 au Pizou en Dordogne. En 1908 lors du conseil de révision de sa classe il figure sous le n° 258 du recrutement de Périgueux. A sa libération, il est embauché à la SNCF et réside en région parisienne Il est rappelé au 50ème R.I. à la mobilisation en août 1914. Le 50ème RI de Périgueux appartient avec le 108ème RI de Bergerac à la 47ème Brigade d'Infanterie (à Bergerac) au sein de la 24ème Division d'Infanterie ( qui comprend aussi la 48ème BI (Tulle) composée des 10ème RI de Tulle et 126ème RI de Brive. Le 50ème RI est mobilisé avec un effectif de 50 officiers et 3284 hommes de troupe. En Artois avec le 12ème CA depuis le 26 juillet 1915, le régiment quitte son repos le 25 octobre et se trouve passé en revue par le colonel commandant la 47ème Brigade, qui remet 2 légions d'honneur (à 2 lieutenants), avant de partir pour relever le 106ème RI au front. Il va participer à ce que l'on nomme la 3ème bataille d'Artois.( les 2 premières se sont déroulées en automne 1914 et mai-juin 1915). Alfred Moulinier disparaît le 30 octobre 1915, à Neuville Saint Vaast dans le Pas de Calais. Ce jour-là les pertes du régiment sont de 39 tués, 144 blessés et 223 disparus. Le lendemain elles seront de 11 tués et 521 blessés. L'explication des nombreux disparus des combats du 30 octobre se trouve dans le déroulement des opérations : le 30 à 5h45 du matin des vagues successives de soldats allemands attaquent et submergent nos premières lignes. De 6 heures à 9 heures du matin les communications téléphoniques sont rompues … Le JMO note très exactement « toutes les prescriptions antérieures du commandement visant des opérations offensives de notre part et n'envisageant que depuis la veille une organisation défensive …aucun réseau de fil de fer n'a été placé en avant … ». La contre-attaque « générale » prévue à 17 heures se trouve « attendue » par l'ennemi dont les avions envoient des fusées rouges et blanches avant même son déclenchement. Aussitôt l'ennemi cloue sur place nos vagues d'attaque par des tirs d'artillerie, de mitrailleuses et d'infanterie. Les combats vont se poursuivre jusque pendant la nuit, à la grenade dans les boyaux de tranchée. Une nouvelle « contre-attaque générale » est programmée le 31 dès 4 heures 50. Mais une nouvelle fois les allemands s'y attendaient et vont la repousser en tuant plusieurs officiers. Dans la nuit du 1er au 2 novembre le régiment est relevé et part au repos. Le 7 juillet 1920 un jugement du tribunal de Versailles le déclare « tué à l'ennemi » le 30 octobre 1915. Son nom n'est pas inscrit au Livre d'Or des soldats morts pour la France de Poissy et pas sur celui de St Antoine/Isle, mais figure sur le monument aux morts communal pour des raisons familiales.

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