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Le moulin du Barrage à Porchères

Le moulin de Porchères inscrit Monument Historique

Le jeudi 15 mars 2007, le cas du moulin du Barrage, à Porchères, était discuté lors de a commission plénière des Monuments Historiques à la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) à Bordeaux. Il a été inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques.

Le moulin de Porchères se situe sur l’Isle, entre Porchères et Saint-Seurin-sur-l’Isle. Avec sa silhouette majestueuse, entièrement construit de pierres de tailles, ce moulin est un des fleurons du patrimoine départemental. Il possède encore la majeure partie de ses machines.

Historique

Construit de 1847 à 1850 par M. Charles Frouin, qui fut maire de Porchères pendant 30 ans ; c’est un décret royal, signé Louis-Philippe qui en autorise la construction. Il comportait alors 4 rouets et 4 meules.

Après la mort de M. Frouin, les héritiers ont vendu l’ensemble de la propriété du Barrage (moulins, maisons, fermes) en 1904 à Monsieur Louis Barrau, ancien négociant en grains et fourrages à Tarbes.

En 1920, M. Barrau fit installer deux turbines neuves de type « Francis » dans le moulin et fit construire à côté de la minoterie un bâtiment assez important, utilisé comme entrepôt de marchandises, séparé du moulin par une passerelle en fer construite au dessus de la dérivation de l’Isle desservant les turbines et les rouets.

Ainsi, pendant 93 ans, la minoterie du Barrage fut exploitée sans interruption par la famille Barrau. D’abord par Louis Barrau, puis par Paul Barrau, son fils, qui transforma complètement la matériel du moulin, en 1937 et enfin par Pierre Barrau, qui entra dans d’entreprise en 1946. En 1954, Pierre Barrau créa une fabrique d’aliments du bétail dans l’entrepôt agrandi situé à côté du moulin.

En 1997, suite à des ennuis de santé qui auraient pu être grave, M. Pierre Barrau prend la décision de vendre l’entreprise. Elle est rachetée par M. Jean-Marie Dinghin. De là une très grande décadence. Incendie de l’usine d’aliments, licenciement des salariés, arrêt de la production, vente d’une partie des installations du moulin et du contingent de mouture, absence d’entretien courant dans la minoterie.

Il y a un an environ, en mars 2006, le GRAHC (Groupe de Recherches Archéologiques et Historiques de Coutras) est alerté quant à l’avenir de ce moulin. Après concertation avec les principaux acteurs institutionnels (Conseil général, Communauté de Commune, Mairie de Porchères, DRAC), un dossier en vue de l’inscription du moulin comme Monument Historique est préparé et présenté au cours de l’été 2006.

Entre temps, le moulin a été vendu à M. Norbert Fradin, promoteur immobilier bien connu dans le bordelais, notamment propriétaire du château du « Prince Noir » à Lormont, au bout du Pont d’Aquitaine, du château de Villebois-Lavalette et de celui de Villandraut, entre autre.

Inventaire général du patrimoine culturel titre Minoterie, puis usine de produits pour l' alimentation animale dite minoterie du Barrage.

localisation Aquitaine ; Gironde ; Porchères aire d'étude Gironde lieu-dit le Barrage dénomination minoterie ; usine de produits pour l'alimentation animale parties constituantes atelier de fabrication ; entrepôt commercial ; magasin industriel ; bureau ; logement patronal ; écurie ; silo ; passerelle ; quai ; barrage ; transformateur éléments remarquables atelier de fabrication ; machine de production époque de construction 2e quart 19e siècle ; 3e quart 19e siècle ; 2e quart 20e siècle ; 3e quart 20e siècle année 1847 ; 1863 ; 1937 ; 1954 auteur(s) maître d'oeuvre inconnu

personnalité(s) Fontaine (turbine hydraulique) Francis (turbine hydraulique) Kaplan (turbine hydraulique) Schneider-Jacquet et Cie (appareil de meunerie) Lafon (appareil de meunerie) Teisset-Rose-Brault (appareil de meunerie) Socam (appareil de meunerie)

historique Autorisé par décret royal, le sieur Frouin établit, en 1847, une minoterie au niveau du barrage de Porchères. Un entrepôt commercial lui est adjoint dès 1863. Parallèlement, une scierie est mise en activité. A cette époque, le blé arrive, par péniches de 50 tonnes, jusqu' au quai de chargement en bordure de l' Isle. Les farines, conditionnées en sacs de 100 kg, étaient chargées sur ces mêmes embarcations et transportées vers Bordeaux. Rachetée en 1903 par la famille Barrau, la minoterie est surélevée et équipée en 1937 d' un appareillage moderne encore en fonctionnement aujourd' hui. Les élévateurs sont des chaînes à godets en pitchpin de Norvège. La capacité d'écrasement est portée à 200 quintaux de blé par jour. Une partie de la farine, destinée à l'exportation, doit être étuvée. l' ancien entrepôt commercial est agrandi, en 1954, pour abriter une fabrication de produits pour l' alimentation animale sous forme de granulés, formés des “ issues ” de mouture mélangées à des oligoéléments ou des tourteaux de soja. Cette production est principalement vendue en Dordogne. Les farines pour boulangerie et pâtisserie sont, quant à elles, livrées dans un rayon de 70 kilomètres autour de Bordeaux. En 1993, l' usine Barrau est l' une des quatre dernières minoteries encore en activité en Gironde.

1847 : 4 paires de meules entraînent 4 rouets. 1950 : 6 rouets à cuve fournissent une puissance de 95 ch. 1956 : remplacement des rouets par des turbines de 16 aubes chacune et mise en place de 2 autres roues. 1876 : 1 turbine est installée pour actionner la scierie. 1894 : 7 petites turbines, 1 grande turbine et 1 rouet. 1903 : 1 turbine Fontaine de 15 ch et 1 turbine Francis de 40 ch. 1993, en fonctionnement dans la minoterie, tout le matériel date de 1935 : de marques, Schneider-Jacquet et Cie de Strasbourg, Lafon de Tours, Teisset-Rose-Brault de Paris, Poissy et Chartres, Socam de Paris, il comprend 15 paires de rouleaux broyeurs-convertisseurs, 5 plansichters, 2 bluteries centrifuges, 1 bluterie ronde et une bluterie hexagonale ; 2 turbines Francis de 20 et 40 ch, à axe vertical, de 1, 3 m et 2 m de diamètre, 1 turbine Kaplan de 40 ch, à axe oblique de 1, 2 m de diamètre et 1 turbine Fontaine de 15 ch, hors service. 1993, dans l'atelier d'aliments pour bétail : broyeur à marteaux, mélangeur, presse à compacter, balance, ensacheuse.

5 personnes en 1993. description 2 ateliers de fabrication : le premier à 2 étages carrés en pierre de taille, toit à longs pans et croupe en tuile creuse, baies en arc plein-cintre à fenestrage rayonnant, élévation ordonnancée à 5 travées avec chaîne horizontale et chaîne d' angle, surélévation d' une partie des combles, le second atelier présente 1 étage carré en pierre avec toit à longs pans en tuile mécanique, un magasin industriel avec toit en appentis en ciment amiante lui est accolé. Entrepôt commercial, abritant les silos métalliques : pierre avec toit à longs pans en tuile creuse, baies en arc plein-cintre. Bureau en pierre avec toit en pavillon en tuile mécanique. Logement patronal en pierre et enduit couvert en tuile creuse, 1 partie en rez-de-chaussée surélevé avec toit à longs pans et croupe, 1 partie à 1 étage carré avec toit à longs pans. Ecuries en pierre avec toit à longs pans en tuile creuse. Passerelle métallique. gros-oeuvre calcaire ; pierre de taille ; enduit ; métal couverture (matériau) tuile creuse ; tuile mécanique ; ciment amiante en couverture étages 2 étages carrés ; étage de comble couverture (type) toit à longs pans ; croupe ; toit en pavillon ; appentis typologie arc plein-cintre ; baie rectangulaire propriété privée type d'étude repérage du patrimoine industriel rédacteur(s) Kabouche Marie Référence IA00135790 © Inventaire général enquête 1993 date versement 1997/01/10

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  • Dernière modification : il y a 2 semaines