lamoureux_francois_auguste

LAMOUREUX François Auguste

Mort pour la France lors de la guerre de 1914-1918. Son nom figure sur le monument aux morts de Porchères.

Né le 01 septembre 1883 à Porchères, fils de LAMOUREUX Jean et de MONTEAUDY Suzanne.

Extrait de la biographie des morts pour la France de Porchères de Gérard RENVERSADE:

Né le 01 septembre 1883 à la Courtade, commune de Porchères, fils de Jean Lamoureux, cultivateur, âgé de 26 ans, et de Suzanne Monteaudy, âgée de 26 ans. Classe 1903, agriculteur. Décédé le 1er mai 1917à Craonnelle tué par l’ennemi. Marié le 14 octobre 1902 à st Christophe de Double avec Marie Berteau.

Classe 1903, ajourné au conseil de révision de 1904 et 1905 pour faiblesse, mais service armé en 1906, il a les cheveux Châtain, les yeux châtain, le front haut, le menton rond, une taille de un mètre 59, instruction niveau 3 exercé instrumentiste.

Dirigé le 7 octobre 1906 sur le 57 RI, soldat de 2e classe matricule 7402, envoyé dans la disponibilité le 12 juillet 1907 pour ajournement, certificat de bonne conduite accordé. Il effectue deux périodes au 57 RI du 17 août au 13 septembre 1908 et du 10 au 20 avril 1912.

Rappelé par le décret de mobilisation du 1e août 1914, arrivé au corps le 12 août, il passe au 144 RI le 29 août 1914. Il se trouve dans le secteur de Sarteau, la fontaine Valmont. Puis, il traverse la Marne à Dormans et se dirige vers Condé le Breuil, s’installe dans la forêt de Flaix, puis traverse Villers-Saint-Georges, direction Craonne avec le 57 Ri, il chasse les Allemands de la Ville au Bois à la baïonnette, mais sous la pression de l’artillerie ennemie, il doit battre en retraite vers Beaurieux. Relevé par le 249 Ri, il va cantonner à Chauchardes.

Le 12 octobre, le 144 RI reçoit l’ordre d’occuper Craonnelle par la droite, arrêté sur les pentes nord-ouest par un feu très meurtrier de l’artillerie ennemie, le 144 ne peut avancer, à notre gauche le 57 RI ne peut aborder le plateau du moulin de Vauclerc, ordre de tenir les tranchées sur les pentes de Craonnelle. Les 13 et 14 octobre progression lente qui avance dans un véritable charnier de cadavres ennemis. Avec le concours du génie les tranchées occupées sont reliées aux boyaux. Pertes pour le 144 RI pour ces trois journées 4 officiers tués, 14 hommes tués et 84 blessés.

Mai juin 1915, sur le poteau d’Ailles, bois du Paradis, col de Vendresse, réfection des tranchées de 1e ligne.

Avril 1916, il quitte le secteur de Vendresse et se réunit à Magneux, puis il se dirige vers Fismes reprise de l’instruction. Mai 1916, il embarque à Saint-Menehould vers Baleycourt cantonne à Haudainville et relève le 57 RI en arrière du fort de Vaux, en juin il se rend à La Harazée pour y relever le 7e RI en première ligne.

Juillet travaux d’aménagement du secteur sous quelques obus, le Colonel Rey est évacué malade, il est remplacé par le Commandant Petit Jean Razet, août 16 le Lieutenant-colonel Tribalet prend le commandement du 144 RI.

Janvier 17, même secteur cantonnement à Villers-Bretonneux. Mars, il quitte le cantonnement pour Louvrechy et Breteuil.

Avril 17, il se dirige vers Fismes ravin du sud de la crête Merval à 300 mètres de la route Fismes Merval. Le 16 avril, Nivelle attaque le Chemin des Dames sur un front de 25 kilomètres, la densité d’artillerie lourde est d’une pièce tous les 19 mètres chez Mangin, et d’une pièce tous les 22 mètres chez Mazel.

Le 17, avril accompagné par 130 chars au soir du 17, la moitié des chars sont perdus, une partie pourra être récupérée par les équipes de dépannage, entre le 16 et le 25 avril 32 000 tués, 80 000 blessés, 5000 prisonniers.

Le 30 avril, il relève le 57 Ri sur la piste de Blanc Sablon à Craonnelle, relève assez difficile terminée vers 24 heures, pertes pendant cette relève 8 blessés et 5 hommes de troupe tués dont le soldat Lamoureux. Entre le 25 et le 10, ces chiffres sont multipliés par deux le 20 mai retentissent des cris «Vive la paix » l’offensive inutile du Chemin des Dames affecte le moral des troupes. Nivelle est remplacé par Pétain.

Acte dressé sur la déclaration d’Etienne Dubergey, âgé de 28 ans, soldat au 144 RI de ligne, et de Paul Bernaërt, âgé de 27 ans, sergent au 144 de ligne François Auguste Lamoureux à sa sépulture à Craonnelle (Aisne) tombe n° 200. Transcrit à Porchères le 15 décembre 1917 signé Bouffard maire.

Ec de Porchères + livre de route du 144e RI.

lamoureux-francois-auguste-matricule.jpg lamoureux-francois-auguste-deces.jpg

Retour vers LAMOUREUX Famille, Les hommes L, Morts pour la France de Porchères, mort pour la France, monument aux morts de Porchères, Start

  • Dernière modification : il y a 6 mois