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GODINAUD Pierre 2

Mort pour la France lors de la guerre de 1914-1918. Son nom figure sur le monument aux morts de Coutras et sur celui de l’église de Coutras.

Adjudant-Chef 2è R.Génie Mle 1049, 32 ans. Décédé le 05/01/1916 à Mines de Cessier (80),

Né le 11/11/1884 aux Peintures, fils de GODINAUD Simon et de THOMAS Jeanne, domiciliés aux Peintures.

Extrait du Livre d'or des 146 coutrillons morts pour la France de Christian REYNAUD :

Pierre GODINAUD était né le 11 novembre 1884 aux Peintures (33) de Simon Godinaud et Jeanne Thomas. En 1904, c’est dans cette commune qu’il résidait en exerçant la profession de forgeron-serrurier.

Signalement donné par le conseil de révision de Coutras : matricule recrutement 733 (centre de Libourne), classe 1904 ; cheveux et sourcils châtains, yeux gris ; taille 1,66 m.

Il s’était engagé volontaire pour 3 ans le 27 mars 1905 à la mairie de Libourne (matricule recrutement 733) pour le 7e Régiment de Génie à Avignon. Il arrivait au corps comme 2e sapeur-mineur le 29 mars 1905 (matricule au corps 7800). Il était nommé caporal le 18 septembre 1906 puis sergent le 28 septembre 1907. Le certificat de bonne conduite accordé, il passait dans la réserve de l’armée active le 27 mars 1908. Il se rengageait pour 2 ans le 10 septembre 1908 pour le 2e Régiment de Génie de Metz (26e bataillon) et arrivait au corps comme caporal le 20 septembre 1908 (matricule au corps 154011). Il était nommé sergent le 19 avril 1910. Il se rengageait pour 5 ans le 21 mai 1910 et continuait sa carrière militaire en Algérie du 13 septembre 1908 au 5 avril 1909. Il participait aux opérations dans la région de Casablanca du 6 avril 1909 au 21 mars 1911 et à celles du Maroc Occidental du 21 mars 1911 au 16 avril 1912. On le retrouvait ensuite en Algérie du 17 avril 1912 au 30 avril 1912, du 16 septembre 1912 au 1 mai 1913.et au Maroc Oriental du 2 mai 1913 au 26 août 1914. Il combattit pendant la campagne contre l’Allemagne du 26 aout 1914 au 5 janvier 1916 (adjudant-chef).

Il mourut à l’âge de 32 ans au cours des combats des « Mines de Cessier » avec le grade d’adjudant-chef le 5 janvier 1916 à Beuvraignes dans la Somme. Son acte de décès fut transcrit sur le registre d’état-civil de Coutras le 23 juin 1916.

Mention « Mort pour la France » dans le Livre d’Or des pensions.

Citations : Mort au champ d’honneur (Mine de Beuvraignes) à la suite de l’explosion simultanée d’un camouflet allemand et d’une grosse torpille sur une des galeries de sortie, n’a pu sortir de la mine et est mort asphyxié.

Citation ordre n° 483 en date du 30 décembre du Général Commandant en chef (suite à l’attaque du 18 décembre 1914 sur le Bois Triangulaire) : faisait partie d’un détachement du Génie chargé d’opérer plusieurs brèches dans un réseau de fil de fer ennemi, de 10 mètres d’épaisseur ; dirigeait l’équipe la plus exposée au cours de cette opération qui réussit malgré la présence de nombreuses sentinelles ennemies, grâce à une préparation minutieuse faite au cours de plusieurs reconnaissances de nuit et a réussi sous un feu des plus violents à reconnaître la praticabilité d’une brèche ; retourné à l’arrière, est revenu une nouvelle fois jusqu’au réseau pour guider l’infanterie assaillant dans sa progression, donnant ainsi l’exemple du plus grand courage et du plus profond mépris de la mort.

Citation à l’ordre du Corps d’Armée : excellent officier d’un courage légendaire, d’un dévouement à toute épreuve. Chef de service aux mines au moment de l’explosion d’un camouflet ennemi le 29 décembre, a immédiatement organisé et dirigé les travaux de sauvetage au mépris du danger dans une galerie infestée par les gaz jusqu’au moment où il est tombé, victime d’un commencement d’asphyxie.

Citation à l’ordre de l’Armée : sous-officier modèle, déjà décoré de la médaille militaire sur le champ de bataille au cours de nombreuses campagnes coloniales avait su se faire apprécier et aimer de ses chefs. Venu sur le théâtre continental des opérations, s’est montré pendant plus d’une année un excellent chef de section, plein d’allant et technicien de valeur. Blessé le 27 décembre 1915, a refusé de se faire évacuer et a repris son service incomplètement guéri, donnant l’exemple d’une froide persévérance, d’une résolution énergique. Faisant fonction d’officier de jour dans une guerre de mines active, a trouvé la mort glorieusement quelque temps après, à son poste de combat. (mémorial gen web) A obtenu la médaille commémorative du Maroc avec agrafe « Casablanca », la Croix de Guerre et la médaille militaire.

Il repose à la Nécropole Nationale de Beuvraignes dans la Somme (sépulture n° 514).

Sources : Registre Matricule Militaire ; Livre d’or des pensions de Coutras ; site mémoire des hommes.

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  • Dernière modification : il y a 6 mois